Edition: 2023
SCHMIT Christiane
JEITZ Anne-Claude
Seil Pascale
KAHLICH Sandy
SOLAR Alejandra
KRUMHORN Tine
LUTEJIN Karin
Karin Luteijn, originaire des Pays-Bas et installée au Luxembourg, est céramiste et fondatrice de l’atelier KeramiK’Art. Formée au Lycée des Arts et Métiers, elle a perfectionné son savoir-faire céramique en Belgique, en Allemagne, en France et dans son pays natal. Depuis 2010, sa passion pour la porcelaine guide une démarche artistique profondément ancrée dans l’observation de la nature, en particulier de la nourriture. Pour Nature singulière, elle se propose ainsi de créer une série de « millefeuilles » de fruits et légumes, et d’immortaliser leur beauté simple et éphémère en porcelaine colorée dans la masse. En magnifiant ces formes naturelles, Karin nous invite à porter un regard renouvelé sur ce que nous consommons. Sa technique associe porcelaine, grès et cellulose, qu’elle colore avec des pigments afin de créer des pièces uniques, à la fois sensuelles et robustes. Chaque sculpture devient ainsi une véritable célébration de la matière nourricière, avec de magnifiques corbeilles de pommes vertes, framboises et artichauts. Par ce minutieux travail naturaliste, Karin Luteijn transforme l’ordinaire en extraordinaire, et nous rappelle que la nature, dans ses formes les plus humbles, recèle une poésie essentielle.
MARKIEWICZ Lidia
METZLER Michel
Michel Metzler, né au Luxembourg en 1992, est sculpteur, formé à l’Ecole supérieure Alanus en Allemagne. Sa démarche s’inscrit dans une réflexion sur le déclin, l’évanescence et la mémoire des formes, une réflexion qui prend forme dans une utilisation de la pierre d’ardoise et des matériaux trouvés, usés, une combinaison qui rend tangible les tensions entre matière organique et structure mécanique. Pour Nature singulière, il présente une sculpture hybride, inspirée d’un squelette de griffes préhistoriques, où la pierre d’ardoise luxembourgeoise, patinée naturellement, évoque les os fossilisés. Ces éléments sont reliés par des pièces en métal rouillé, une oxydation qui confère aux sculptures une esthétique archéologique, comme si elles émergeaient d’un passé lointain, créant ainsi un dialogue entre le vivant et l’artificiel, entre l’érosion du temps et la permanence des formes. Cette œuvre interpelle notre attrait pour les structures naturelles, que nous imitons dans nos inventions, et souligne la continuité entre les lois de la nature et celles de l’ingénierie humaine. L’art de Michel Metzler, brut et troublant, révèle l’étrangeté cachée dans les traces, celles du vivant et celles de nos propres créations.