MARKIEWICZ Lidia

METZLER Michel

Michel Metzler, né au Luxembourg en 1992, est sculpteur, formé à l’Ecole supérieure Alanus en Allemagne. Sa démarche s’inscrit dans une réflexion sur le déclin, l’évanescence et la mémoire des formes, une réflexion qui prend forme dans une utilisation de la pierre d’ardoise et des matériaux trouvés, usés, une combinaison qui rend tangible les tensions entre matière organique et structure mécanique. Pour Nature singulière, il présente une sculpture hybride, inspirée d’un squelette de griffes préhistoriques, où la pierre d’ardoise luxembourgeoise, patinée naturellement, évoque les os fossilisés. Ces éléments sont reliés par des pièces en métal rouillé, une oxydation qui confère aux sculptures une esthétique archéologique, comme si elles émergeaient d’un passé lointain, créant ainsi un dialogue entre le vivant et l’artificiel, entre l’érosion du temps et la permanence des formes. Cette œuvre interpelle notre attrait pour les structures naturelles, que nous imitons dans nos inventions, et souligne la continuité entre les lois de la nature et celles de l’ingénierie humaine. L’art de Michel Metzler, brut et troublant, révèle l’étrangeté cachée dans les traces, celles du vivant et celles de nos propres créations.

MEYER Sophie

Sophie Meyer, née en 1989 au Luxembourg, est costumière et créatrice de mode diplômée du London College of Fashion. Son travail, à la croisée de l’art vestimentaire et de la performance, relie matière, environnement et identité. En fait, partant du monde marin, de l’aspect en filet des coraux, et de la présence de ce motif en réseau dans le vivant – racines, mycélium, veines -, sa création, fluide, esthétique, fait du vêtement un manifeste pour une nature respectée et réinventée. Concrètement, pour Nature singulière, elle présente Re-Earth, une collection de trois pièces conçues à partir de quatre fibres végétales durables: chanvre, lin, ortie et varech. La première pièce, Re-Surgence, est une robe haute couture évoquant donc un corail en éventail, tissée à la main en fil de varech et ornée de fragments de CD recyclés. Les deux autres pièces, Re-Generation, un pantalon corseté, et Re-Connection, une robe asymétrique, sont des modèles de prêt-à-porter, des vêtements «zéro déchet», réalisés selon des patrons spécifiques et mêlant broderie, tissage, tissu d’ortie, organza de soie. Sophie Meyer s’engage ainsi à repenser la mode en intégrant des matériaux alternatifs et en réduisant l’impact écologique de la création textile.

MODERT Christiane

Christiane Modert, céramiste luxembourgeoise formée aux Arts Plastiques à la Sorbonne, développe une œuvre où la matière devient langage de la nature. Laquelle nature surprend par la juxtaposition d’éléments contraires, ce que l’artiste traduit en expérimentant la combinaison céramique et papier. Au départ de l’oeuvre, deux bases symétriques en colombins – une technique primitive de poterie – sur lesquelles le corps prend sa forme. Pour la Biennale De Mains De Maîtres 2025, Christiane propose ainsi des sculptures construites à partir de deux formes symétriques modelées en colombins, qui, une fois assemblées, donnent naissance à des volumes imprévus, presque organiques. Cette méthode, fondée sur la verticalité et l’équilibre, évoque l’interpénétration des mondes solides et subtils, comme une métaphore de la genèse naturelle. Dans une autre pièce, une grande forme légère et translucide en papier naît à partir des bords d‘une céramique, créant un contraste entre densité et légèreté, entre opacité et transparence. Chaque œuvre est une exploration de la gravité, de la texture et de la spontanéité formelle. En laissant la matière guider le geste, démarche intuitive et sensible, Modert réalise une Nature singulière.

MRAZKOVA Iva

Le duo formé par Iva Mrazkova, artiste d’origine tchèque installée au Luxembourg, et John Kieffer, forgeron d’art dudelangeois, explore la transformation de la matière brute en formes sculpturales inspirées du végétal. Pour Nature singulière, ils présentent Transformation, une œuvre née de l’observation attentive des feuilles séchées, de leurs courbes et mouvements prompts à une métamorphoseartistique. Iva Mrazkova débute par des esquisses et des maquettes, en cire ou collages sur papier, qu’elle retravaille jusqu’à obtenir une forme fluide, féminine. Ces modèles sont d’abord coulés en bronze puis transposés agrandis en acier corten par John Kieffer, dont la maîtrise technique permet de donner vie à ces sculptures monumentales. L’acier, oxydé naturellement, acquiert une patine rougeâtre évoquant la terre, le temps et l’érosion. Cette matière, lourde et froide, se fait ici légère, mouvante, presque organique. L’œuvre incarne la rencontre entre la nature et la main de l’homme, entre l’éphémère et le durable. Elle célèbre la capacité de l’art à sublimer les formes naturelles dans une nouvelle temporalité. Ensemble, les deux artistes façonnent une nature réinventée, à la fois fragile et puissante, mémoire et avenir.

MULLER Catherine

FONCK Léonie

Payet Charlotte

GOENKA Megha

PERNAR Karolina